8.3.27

AGIR CONTRE LES DÉCHETS MARINS

L'industrie mondiale du plastique prend des mesures contre les déchets marins.

Le secteur de l'emballage n'est pas le seul à être pointé du doigt en termes de pollution marine. Mais il y contribue et les professionnels de l'emballage prennent leurs responsabilités au sérieux. Certaines associations, telles que PlasticsEurope et l'American Chemistry Council (ACC) ont réuni des acteurs du secteur Plastique du monde entier afin de prendre des mesures contre la pollution en mer. Cette initiative, qui implique 33 pays à ce jour, est pilotée à partir de trois zones: l'Europe, l'Amérique et l'Asie.


La quantité de matières plastiques qui aboutissent dans nos océans suscite de sérieuses préoccupations. Selon certaines estimations, près de 80% de ces plastiques proviennent de la terre; or, les milieux marins ne peuvent tout simplement pas les tolérer.


Le plastique est présent dans le milieu marin sous forme de débris pour plusieurs raisons: une mauvaise gestion des déchets, un recyclage ou une récupération insuffisants ou, tout simplement, de mauvaises habitudes telles que le dépôt de déchets dans la nature par les particuliers et les entreprises.


PlasticsEurope a décidé d'agir. À ce jour, 55 organismes du plastique ont, aux quatre coins du monde, signé une Déclaration commune pour des solutions contre la pollution en mer, initiée par PlasticsEurope et l'American Chemistry Council (ACC) lors de la Cinquième Conférence internationale sur les déchets marins, à Hawaii en mars 2011. Jean-Pierre De Grève, directeur exécutif adjoint chez PlasticsEurope, explique en quoi cette déclaration est importante: «Nous avons lancé cette Déclaration lors de la conférence la plus importante au monde sur le sujet des déchets marins, qui se tient tous les dix ans. Elle offrait l'occasion idéale de s'adresser aux interlocuteurs et organisations concernés, comme l'UNEP, et de recommander des mesures et des actions destinées à améliorer la situation.»


La Déclaration établit des objectifs clairs en termes d'actions et encourage uneétroite coopération entre les différentes parties prenantes afin de réduire les dommages causés au milieu marin. Définie en six points, la stratégie inclut la nécessité de travailler au sein de partenariats public-privé, de promouvoir les politiques et l'application des législations existantes afin de lutter contre la pollution marine, d'encourager les bonnes pratiques en matière de gestion des déchets et d'améliorer les possibilités de récupération des produits plastiques pour le recyclage et la récupération d'énergie.


Jean-Pierre De Grève poursuit: «Avec nos partenaires, nous mettons tout en oeuvre pour élaborer des plans d'action et les concrétiser. En novembre 2011, nous nous rencontrerons à nouveau, à Dubaï, pour finaliser le plan d'action à l'échelle mondiale.» Roberto Gomez, Responsable du projet Pollution en mer chez PlasticsEurope, souligne la nécessité de travailler ensemble, les projets isolés ne pouvant tout simplement pas fonctionner: «Nous avons mis en place une alliance mondiale constituée d'entreprises en Europe, en Amérique du nord et du sud, en Malaisie, au Japon, en Inde et dans de très nombreux autres pays. Cette alliance joue un rôle crucial car, même si certains pays européens sont de bons élèves en matière de lutte contre la pollution marine, d'autres le sont nettement moins, et pour la plupart des pays en développement, cela reste un énorme problème. Nous devons partager nos connaissances et aider chacun à prendre des mesures. Cette Déclaration pour la lutte contre la pollution en mer est une excellente plate-forme pour échanger les bonnes pratiques.»


Dans le groupe européen, plusieurs programmes existent  recherche, programmes éducatifs et mise en place de bonnes pratiques dans le secteur industriel. Certains projets sont déjà reconnus, tels que le projet Waste Free Ocean (http:// www.wastefreeoceans.eu/) ou Operation Clean Sweep (programme destiné à limiter les pertes de granulés). Néanmoins, les signataires de cette déclaration finalisent le contenu d'un plan d'action mondial qui a pour but de prendre à bras le corps le problème de la pollution marine. Ce plan d'action sera approuvé en novembre 2011 et annoncé publiquement en décembre.

 

Quelques SOLUTIONS PROPOSEES PAR la declaration:

  1. Contribuer à des solutions par des partenariats public-privé visant à lutter contre les déchets marins;
  2. Travailler avec la communauté scientifique et les chercheurs pour mieux comprendre et évaluer la portée, les origines et l'impact de la pollution en mer, ainsi que les solutions envisageables;
  3. Promouvoir des politiques globales fondées sur des bases scientifiques, ainsi que l'application des législations existantes pour prévenir les déchets marins;
  4. Favoriser la diffusion des connaissances en matière de systèmes et de pratiques de gestion écologique des déchets, en particulier auprès des populations et des pays jouxtant nos océans et nos bassins versants;
  5. Améliorer les possibilités de récupération des produits plastiques pour le recyclage et la récupération d'énergie;
  6. Gérer le transport et la distribution des produits et granulés de résine de plastique entre le fournisseur et le client, afin de limiter les pertes de produits et encourager nos clients à faire de même.